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	<title>Colombus Consulting &#187; Décryptages</title>
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	<description>Le monde n'a pas fini de changer</description>
	<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 13:47:49 +0000</pubDate>
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		<title>Maîtrise de l&#8217;énergie : Smart Brother is watching you</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 16:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Ma machine à laver vient de s&#8217;auto-enclencher. Ca me rappelle que je dois brancher la batterie de ma voiture électrique pour la recharger pendant la nuit. D&#8217;ici quelques heures, mon réfrigérateur se mettra à produire de la glace tout seul, pour anticiper le pic de demande d&#8217;électricité prévu pour 12h-15h en cette période de fortes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma machine à laver vient de s&#8217;auto-enclencher. Ca me rappelle que je dois brancher la batterie de ma voiture électrique pour la recharger pendant la nuit. D&#8217;ici quelques heures, mon réfrigérateur se mettra à produire de la glace tout seul, pour anticiper le pic de demande d&#8217;électricité prévu pour 12h-15h en cette période de fortes chaleurs. Au moment où ce pic sera au plus haut, mon réfrigérateur puisera ainsi directement dans sa réserve de glace. Et bonjour les économies d&#8217;énergie !<span id="more-3632"></span></p>
<p>Appliquées à la vie domestique, force est de constater que les technologies numériques utilisées pour rendre les réseaux plus &#8220;intelligents&#8221; amènent forcément une part d&#8217;intrusion dans la vie privée des utilisateurs de ces réseaux. Le développement des smart grids implique en effet la mise en place d&#8217;une infrastructure apte à collecter en temps réel des données journalières détaillées sur la consommation énergétique des utilisateurs, y compris au niveau d&#8217;un appareil spécifique.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Les smart grids représentent-t-ils un danger pour ma vie privée ?</span></h5>
<p>Je rentre chez moi à 19h. Ma télévision s&#8217;allume à 19h02 : une voix mélodieuse me prévient qu&#8217;il me reste 2h13 pour empêcher le déclenchement automatique de ma machine à laver. Ô despotisme moderne !<br />
Il est vrai que la connaissance d&#8217;informations détaillées sur leur consommation en dit long sur les habitudes et comportements des consommateurs. Elle permet de deviner aisément le nombre et l&#8217;heure des douches prises chaque jour dans un foyer, de savoir quand les habitants sont présents ou absents de leur domicile, s&#8217;ils ont fait ou non de longs trajets en voiture, quelle est la marque de leur réfrigérateur&#8230; Il semble donc légitime de craindre que l&#8217;utilisation de ces données ne soit détournée à d&#8217;autres fins, notamment commerciales. D&#8217;autant que ces données de consommation pourront être croisées avec les données personnelles et commerciales dont disposent déjà les géants de l&#8217;Internet.</p>
<p>En filigrane de ces menaces d&#8217;intrusion dans la vie privée des consommateurs, les craintes portent aussi sur la cybercriminalité. L&#8217;accès aux données personnelles des consommateurs introduirait par exemple la possibilité de pirater ou modifier les données récoltées, voire d&#8217;enclencher ou de stopper à distance certains appareils électriques. Plus grave encore, la capacité à piloter tous types d&#8217;outils électroniques ouvrirait des possibilités de cyber-terrorisme, par exemple dans le but de paralyser les infrastructures vitales d&#8217;un pays.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Pour autant, y-a-il réellement matière à s&#8217;inquiéter ? </span></h5>
<p>Le risque sécuritaire étant très tôt pointé du doigt, la sécurité des infrastructures des réseaux intelligents peut être pensée et conçue en même temps que leur construction : définition de standards, normes de sécurité, protection des installations&#8230; La notion de sécurité constitue aujourd&#8217;hui, avec celle d&#8217;interopérabilité, l&#8217;un des piliers des smart grids.<br />
Mais s&#8217;il est certain que des mécanismes de protection de la vie privée seront mis en place dès le départ, il est également prévisible que plusieurs d&#8217;entre eux seront déviés, voire violés, jusqu&#8217;à ce que soient élaborés de nouveaux mécanismes. Il en va déjà ainsi pour d&#8217;autres univers de réseaux, comme Internet.</p>
<p>Rappelons-nous la naissance d&#8217;Internet : les craintes et incertitudes n&#8217;étaient-elles pas peu ou prou semblables ? A l&#8217;instar d&#8217;Internet, les smart grids feront probablement naître de nouveaux usages et habitudes de consommation. En bousculant ainsi le paysage électrique, ils offrent des perspectives aussi formidables que terrifiantes pour le consommateur, maillon le plus vulnérable – mais néanmoins indispensable – de la chaîne de valeur électrique. Si l&#8217;on désire tirer des smart grids tous les bénéfices que l&#8217;on subodore, l&#8217;effort doit donc se concentrer sur le maintien de l&#8217;équilibre de la relation entre consommateurs et exploitants de données. Garantir la sécurité du consommateur apparaît ainsi comme une condition sine qua non de la réussite du modèle Smart Grids. Le succès croissant du commerce en ligne nous donne toutes les raisons d&#8217;être optimistes&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Sandrine, consultante</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong><span style="color: #00495d;">Article paru dans </span></strong></em><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juillet2010-colombus1.htm" target="_blank"><em><strong><span style="color: #00495d;">la newsletter du site de Gazelec2010</span></strong></em></a></p>
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		<title>SmartGrid@Home</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 09:18:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[« 700€ d’électricité pour l’année, c’est 300€ de moins qu’il y a 10 ans ! »
Nous sommes en 2020, Monsieur Toutlemonde vient de recevoir sa facture d’électricité. L’arrivée des smart grids à la maison a profondément modifié son rapport à l’électricité et son comportement au quotidien. Il connaît maintenant en temps réel sa consommation globale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5><span style="color: #00495d;">« 700€ d’électricité pour l’année, c’est 300€ de moins qu’il y a 10 ans ! »</span></h5>
<p>Nous sommes en 2020, Monsieur Toutlemonde vient de recevoir sa facture d’électricité. L’arrivée des smart grids à la maison a profondément modifié son rapport à l’électricité et son comportement au quotidien.<span id="more-3683"></span> Il connaît maintenant en temps réel sa consommation globale d’électricité ainsi que celle de chacun de ses appareils électriques. Quand il ne pilote pas lui-même ses équipements depuis sa tablette tactile, il fait confiance à Léa, sa conseillère virtuelle, pour allumer et éteindre ses appareils et souscrire aux offres commerciales les plus adaptées à son style de vie (effacement aux heures de pointe, revente de l’électricité restante sur la batterie de sa voiture électrique …).</p>
<h5><span style="color: #00495d;">« Adieu les pannes interminables, bonjour les interventions à distance et en temps réel »</span></h5>
<p>Réduction de la facture énergétique rime avec qualité de service améliorée. L’époque où l’on demandait à Monsieur Toutlemonde de se rendre disponible pour les deux relevés annuels du compteur est bel et bien révolue : toutes les opérations courantes s’effectuent désormais à distance. Les pannes de réseau sont immédiatement détectées par l’exploitant et quand le réseau électrique ne s’auto-cicatrise pas, la connaissance précise de l’origine de la panne garantit son rétablissement en un temps record.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Fiction ou réalité ? Quels seront les équipements de Monsieur Toutlemonde dans 10 ans ? </span></h5>
<p>A l’heure où les premiers compteurs communicants sont installés à titre expérimental en France, on peut légitimement se demander à quoi ressemblera la chaîne électrique dans dix ans. Si le respect de la directive européenne visant un équipement de 80% des foyers en compteurs communicants en 2020 est attendu, rien ne permet aujourd’hui de présager que la maison sera « 100 % smart » dans dix ans. En plus du compteur électrique, la maison de Monsieur Toutlemonde devra accueillir de nouveaux équipements capables de dialoguer avec le réseau électrique. De nombreuses expérimentations sont menées par les géants de l’électricité, de l’électroménager et de l’automobile et de nouveaux appareils voient actuellement le jour : prises électriques et électroménagers dits intelligents, véhicules électriques, nouvelles générations de batteries …</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Eduquer et impliquer les consommateurs dans les smart grids : une priorité</span></h5>
<p>Aujourd’hui, Monsieur Toutlemonde n’a pas entendu parler des smarts grids et n’est pas prêt à investir dans de nouveaux appareils. D’ailleurs, il ne comprend pas pourquoi il devrait prêter attention à tout cela. Et pourtant le réseau ne sera réellement intelligent que si le consommateur est impliqué. Il apparaît donc urgent de le sensibiliser à ces nouvelles problématiques, de lui faire comprendre son intérêt propre et enfin de lui donner une place centrale dans le nouvel écosystème énergétique. Ce changement de comportement ne se fera qu’à condition d’un accompagnement fort du consommateur par les pouvoirs publics et les industriels. Les mesures récentes visant l’équipement automobile (bonus, prime à la casse …) ont démontré que des leviers efficaces existent pour atteindre la transformation attendue.</p>
<p>Tous les ingrédients semblent réunis pour que les smarts grids contribuent à la réduction de la facture énergétique globale. Que ce soit directement sur sa facture, par un système de bonus/malus ou en évitant le recours à des énergies coûteuses (quid du prix du pétrole dans dix ans ?), il y a de quoi donner envie à Monsieur Toutlemonde, de contribuer, de lui-même, à leur développement.</p>
<p style="text-align: right;">Grégory, consultant</p>
<p><strong><em><span style="color: #00495d;">Article paru dans </span></em></strong><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juillet2010-colombus2.htm " target="_blank"><strong><em><span style="color: #00495d;">la Newsletter du site de Gazelec2010</span></em></strong></a></p>
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		<title>Diffus, distribué et équilibre électrique</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3670</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 08:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La maîtrise des pointes de consommations électriques est un sujet aux enjeux multiples. S’il intéresse en premier lieu les infrastructures de production comme d’acheminement de l’électricité, ce sont au-delà des sujets tels que l’émission des gaz à effets de serre qui sont en jeu. Consacré à ce sujet, le rapport Poignant-Sido récemment diffusé identifie la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La maîtrise des pointes de consommations électriques est un sujet aux enjeux multiples. S’il intéresse en premier lieu les infrastructures de production comme d’acheminement de l’électricité, ce sont au-delà des sujets tels que l’émission des gaz à effets de serre qui sont en jeu. Consacré à ce sujet, le rapport Poignant-Sido récemment diffusé identifie la mise en œuvre l’effacement « diffus » comme un des axes de réponse. <span id="more-3670"></span></p>
<p>Il s’agit d’aller au-delà des mécanismes de marché existants en matière d’adaptation de la demande d’électricité, plutôt adaptés à des gros sites de consommation, pour accéder au potentiel d’effacement disponible dans tous les autres sites, y compris auprès des particuliers.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Le concept du « Pay-for-Performance » fait du chemin au pays de l’Oncle Sam…</span></h5>
<p>Capitalisme et écologie peuvent faire bon ménage aux Etats Unis ! C’est en tout cas la promesse qu’une douzaine d’opérateurs. Par l&#8217;intermédiaire de boîtiers installés chez des particuliers et commandés à distance, ces opérateurs proposent au gestionnaire du réseau de transport d’électricité local d’amortir le pic de consommation en délestant temporairement certains foyers plutôt que d’acheter des kWh à un fournisseur pour satisfaire la demande supplémentaire. Ainsi, en plus des économies réalisées en s’effaçant, les clients sont rémunérés pour leur effort environnemental</p>
<h5><span style="color: #00495d;">… et la France expérimente</span></h5>
<p>Le RTE, responsable de l’équilibre global offre-demande pour le système électrique français, anime des expérimentations sur ce sujet. L’une est à vocation nationale et l’autre cible plus particulièrement les problèmes structurels d’alimentation électrique de la Bretagne, S’il va être ainsi possible de travailler sur les modes opératoires techniques, bien des sujets restent à creuser, en particulier celui du modèle économique.</p>
<p>Les questions portent sur la valorisation même des effacements diffus : la seule économie d’énergie réalisée par l’acteur s’effaçant ne paraît pas devoir être suffisamment motivante, cette économie restant d’ailleurs à vérifier car un effacement peut induire une sur-consommation déplacée dans le temps. D’autre part, s’il apparaît nécessaire d’introduire un tiers ‘agrégateur’, intermédiaire entre les effacements diffus et RTE, la valorisation doit également lui offrir une rémunération suffisante. Enfin détail plus technique, il faut définir le principe de vérification de l’effacement effectif des sites pour lesquels l’information de chronique réelle de consommation ne sera pas disponible avant l’arrivée des compteurs Linky.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">La maîtrise du distribué et du diffus : la clé d’un nouvel ordre électrique ?</span></h5>
<p>Les difficultés évoquées ci-dessus, inhérentes à la nouveauté et la complexité du sujet, ne doivent pas apparaître comme des épouvantails. Au contraire, la montée en puissance des technologies Réseaux Intelligents, la percée des moyens de productions distribués, les progrès en matière de stockage et l’explosion annoncée du parc de véhicules électriques vont transformer en profondeur les perspectives en matière d’équilibre du réseau électrique, créant certes contraintes et défis, mais offrant également de nouvelles perspectives et ressources.</p>
<p>Ainsi, demain, en complément à l’effacement diffus, couplés à des dispositifs de stockage, pilotés à distance et en temps réel, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes qui fleurissent sur tout l’hexagone pourraient devenir les clés de la maîtrise de la courbe de consommation nationale. Et au-delà, ces moyens pourraient également contribuer sur d’autres aspects fondamentaux de la conduite du système électrique comme le support de tension.</p>
<p>Article paru dans la <a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juin2010-colombus.htm " target="_blank"><strong>Newsletter de Gazelec</strong></a>, juin 2010</p>
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		<title>Capitalisme écologique : le dérapage non-contrôlé</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3421</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 09:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Moins médiatisé que le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone ou encore le sommet de Copenhague, le marché réglementé du carbone apparaît comme l’alternative écologique durable depuis 2005. Conçue pour favoriser les investissements dans des secteurs où les technologies propres sont moins développées ou plus onéreuses, la &#8220;finance du carbone&#8221;, valorisée à 128 milliards de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;"><strong>Moins médiatisé que le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone ou encore le sommet de Copenhague, le marché réglementé du carbone apparaît comme l’alternative écologique durable depuis 2005. Conçue pour favoriser les investissements dans des secteurs où les technologies propres sont moins développées ou plus onéreuses, la &#8220;finance du carbone&#8221;, valorisée à 128 milliards de dollars en 2009 (selon la Banque Mondiale), subit pourtant un sérieux revers.</strong></span><span id="more-3421"></span></p>
<h3>Prise au piège de la crise, la finance du carbone devient inefficace malgré elle</h3>
<p>Le prix de la tonne de carbone oscillait autour de 30 euros en 2008. Depuis, il a été divisé par deux et<br />
atteint en juin 2010, à 15,03 euros sur le marché au comptant de BlueNext, basé à Paris. Si l’engouement pour la «green économie» ne faiblit pas, le marché du carbone est simplement rattrapé<br />
par la crise financière : l’activité des industriels baisse naturellement en période de décroissance<br />
récession avec pour conséquence directe une réduction de leurs émissions de CO2, donc une chute des<br />
cours de la tonne carbone. L’ampleur du phénomène est telle, que le ratio un point de croissance du<br />
PIB en moins équivaut à 35 millions de tonnes de CO2 commence à circuler dans les coulisses de<br />
l’environnement.</p>
<p>Encourageant ? Rien n’est moins sûr. Solder une tonne de carbone au prix de deux tickets restaurant<br />
n’est pas une solution pour protéger notre environnement. Les demandes de MDP (mécanismes de<br />
développement propre) permettant aux pays industrialisés d’investir dans des projets de réduction de<br />
CO2 dans les pays en développement sont en forte baisse depuis 2008. Enfin, certaines entreprises en<br />
difficulté n’hésitent plus à revendre leurs quotas supplémentaires pour dégager un peu de trésorerie.<br />
Bilan des comptes : le remplacement d’installations vieillissantes et l’arrivée de nouvelles technologies<br />
propres se font attendre. Plus problématique encore, les pollueurs, dont l’activité est ralentie,<br />
constituent des stocks de droits à polluer «low cost». La relance de l’économie mondiale s’annonce<br />
difficile à supporter pour notre planète …</p>
<h3>L’existence d’un marché du droit à polluer est néanmoins une nécessité</h3>
<p>A l’aube d’une nouvelle ère carbone post-2012, le choix d’un modèle de financement est au coeur des<br />
débats. En Europe, la simplification du calcul des quotas, combinant des paramètres météorologiques à<br />
des prévisions économiques, est présenté comme un palliatif au système. En effet, les pays européens<br />
ont pour mission de définir le nombre «de droits à polluer» à allouer aux entreprises. Or, ils ont de<br />
grandes difficultés à réaliser leurs estimations : un surplus de quotas et c’est le cours de la tonne de<br />
carbone qui chute.<br />
Même si la rareté des crédits qui seront accordés à l’avenir devrait faire grimper mécaniquement les<br />
cours du carbone, les perspectives de croissance dans les pays en développement nous rappelle l’importance d’organiser et d’encadrer la finance du carbone : certains spécialistes estiment que le marché mondial du carbone pourrait atteindre 565 milliards de dollars US en 2020. Mais la seule révision du calcul des quotas ne sera pas suffisante pour inciter la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en maîtrisant la spéculation sur les marchés. L’élargissement du système des quotas à tout type de pollueur (entreprises et particuliers compris contre quelques 1.018 sites particulièrement énergivores actuellement) et la révision du modèle de redistribution des crédits Carbone (bonus / malus écologiques) sont résolument les pistes à creuser pour demain.</p>
<p style="text-align: right;">Kevin, consultant</p>
<p><strong><em>Article publié sur le blog </em></strong><a href="http://energie.lexpansion.com/climat/capitalisme-ecologique-le-derapage-non-controle-_a-35-4582.html" target="_blank"><strong><em>La chaine de l&#8217;énergie</em></strong></a><strong><em>, de l&#8217;expansion.com</em></strong></p>
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		<title>Pour les véhicules électriques, ça roule aux Smarts Grids !</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3397</link>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 08:33:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La voiture : aujourd&#8217;hui un épouvantail écologique. Demain, électrique et connectée avec nos réseaux intelligents, elle pourrait devenir le symbole de la &#8220;technécologie&#8221; (utilisation de la technologie au bénéfice de l&#8217;environnement) !
Les véhicules électriques arrivent et vite ! Nos réseaux électriques pourront-ils supporter la charge de plusieurs millions de voitures ? Heureusement, les technologies Smart [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00495d;">La voiture : aujourd&#8217;hui un épouvantail écologique. Demain, électrique et connectée avec nos réseaux intelligents, elle pourrait devenir le symbole de la &#8220;technécologie&#8221; (utilisation de la technologie au bénéfice de l&#8217;environnement) !</span></strong><span id="more-3397"></span></p>
<p><a href="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/05/energie_vehicule-electrique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3398" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="energie_vehicule-electrique" src="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/05/energie_vehicule-electrique.jpg" alt="" width="227" height="101" /></a>Les véhicules électriques arrivent et vite ! Nos réseaux électriques pourront-ils supporter la charge de plusieurs millions de voitures ? Heureusement, les technologies Smart Grid permettront de faire le plein des voitures électriques sans mettre en péril le système. Mieux encore, le réseau intelligent de demain pourra profiter d&#8217;une réserve de plusieurs millions de batteries connectées pour optimiser l&#8217;ensemble du système, absorber des pics de consommation et éviter d&#8217;avoir recours à des moyens de production émetteurs de carbone.</p>
<p><strong>Un objectif ambitieux de mise en circulation de voitures électriques</strong><br />
Deux millions de voitures électriques sur les routes de France en 2020, l&#8217;objectif est à notre portée. Les technologies arrivent à maturité, les industriels sont en ordre de marche pour une production à grande échelle (une priorité stratégique pour les constructeurs) et les pouvoirs publics proposent des mesures incitatives très fortes. Pour les consommateurs, la voiture électrique est très attractive : un bilan économique avantageux (moins chère au km qu&#8217;une voiture classique), des performances et un confort appréciables (une meilleure accélération, peu de vibrations, une souplesse et un silence incomparable).</p>
<p><strong>Un réseau plus performant pour permettre la recharge des véhicules&#8230;</strong><br />
Pour &#8220;faire le plein&#8221;, les automobilistes verts comptent sur un réseau électrique adapté. Recharger un véhicule électrique demande plus de puissance qu&#8217;une installation domestique classique. Un million de voitures à alimenter à la fin de la journée représentent un appel de puissance de plus de 3 GW sur le réseau national, l&#8217;équivalent de deux tranches EPR à plein régime. L&#8217;enjeu pour les gestionnaires de réseau est alors de pouvoir contrôler et lisser la charge pour ne pas déstabiliser l&#8217;ensemble du système. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;incitation tarifaire (heures creuses) est un premier pas. Demain, l&#8217;arrivée des Smart Grids permettra d&#8217;aller encore plus loin.</p>
<p><strong>&#8230; et des véhicules au service des réseaux<br />
</strong>Pour un automobiliste, peu importe quand sa voiture se recharge dès lors qu&#8217;elle est chargée quand il en a besoin. Une voiture n&#8217;étant utilisée en général que quelques heures par jour, le reste du temps elle représente une réserve d&#8217;énergie que sauront exploiter les Smart Grids pour optimiser la conduite du système électrique et faciliter l&#8217;augmentation de la part des énergies renouvelables dans notre mix énergétique.<br />
En orchestrant &#8220;intelligemment&#8221; les périodes de charge et décharge du parc de véhicules électriques, les gestionnaires de réseaux pourront aussi bien faire face aux pointes de consommation qu&#8217;aux incertitudes de production des moyens qui dépendent du vent ou du soleil.</p>
<p>Véhicules et électricité sont décidemment faits pour s&#8217;entendre.</p>
<p>Article paru dans le <a href="http://www.gazelec2010.com/mailings/mai2010-colombus.htm  " target="_blank"><strong>Le mailing de Gazelec 2010</strong></a>, mai 2010</p>
<p><span style="color: #00495d;"><strong>Colombus Consulting est partenaire du congrès GAZELEC du 28 au 30 septembre 2010 à Paris </strong>: </span><a href="http://www.gazelec2010.com/mailings/mai2010-colombus.htm"><span style="color: #00495d;">http://www.gazelec2010.com/mailings/mai2010-colombus.htm</span></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/01/gazelec-2010_tetiere.jpg"><img class="size-medium wp-image-3118 aligncenter" title="Tetiere" src="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/01/gazelec-2010_tetiere.jpg" alt="" width="378" height="134" /></a></p>
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		<title>Conduite du changement des projets SI : Le livre blanc</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3356</link>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 09:46:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Accompagner les réformes de la santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons publié la 2ème édition du Livre blanc 7 clés pour réussir la conduite du changement des projets Système d’Information (SI) dans le secteur de la santé au 4ème congrès des systèmes d’information en santé HIT Paris 2010. Cliquer pour télécharger le livre blanc.

L’informatisation du système de santé reste un enjeu pour tous les établissements qui découvrent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Nous avons publié la 2ème édition du Livre blanc <strong><em>7 clés pour réussir la conduite du changement des projets Système d’Information (SI) dans le secteur de la santé </em></strong>au 4ème congrès des systèmes d’information en santé HIT Paris 2010. </span><a href="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/07/livre-blanc_2010.pdf"><strong>Cliquer pour télécharger le livre blanc</strong></a>.</p>
<p><span id="more-3356"></span></p>
<p>L’informatisation du système de santé reste un enjeu pour tous les établissements qui découvrent depuis quelques années l’impact de la loi HPST sur les systèmes d’information et les nouvelles technologies dont peut bénéficier le dossier patient, au niveau médical comme administratif. Cette informatisation s’accompagne d’une approche assez nouvelle pour le secteur : la conduite du changement. Selon l’expérience de Christophe Lacambre, associé de Colombus Consulting sur le secteur santé, « La conduite du changement représente entre 20 et 30% des coûts d’un projet SI. Car les projets sont vastes, et peuvent concerner jusqu’à quelques milliers de personnes ! »</p>
<p>Ce document synthétise les avancées du secteur et agrémente ses conclusions des témoignages de 11 personnalités de l’ANAP, l’ASIP Santé, l’ARS Ile de France, l’Institut Curie, l’URML et la CNAMTS entre autres.<br />
Les 7 clés de réussite d’un tel projet de conduite du changement seront évoquées lors d’une conférence animée par Christophe Lacambre à 9h30 mercredi 19 mai :</p>
<ul>
<li>Adopter une organisation dédiée à la conduite du projet et la doter de ressources</li>
<li>Communiquer de façon large autour du projet</li>
<li>Intégrer les « jeux d’acteurs »</li>
<li>S’appuyer sur les porteurs du changement</li>
<li>Bien comprendre les personnes impactées par le changement</li>
<li>Aider chacun à assimiler le changement</li>
<li>Croire au changement dans la durée</li>
</ul>
<p>Christophe Lacambre commente ainsi l’édition 2010 du Livre blanc : « Le secteur de la santé n’a pas achevé sa mutation profonde. Mais il a gagné en professionnalisme et en maturité dans le domaine SI, et les retours d’expérience en matière de conduite du changement que nous citons dans ce livre l’indiquent bien. Une grande partie de nos missions sur ce secteur reste liée aux systèmes d’information. Ce sont des projets vitaux pour les établissements : en permettant aux médecins de ville de consulter les soins prodigués à leurs patients par l’hôpital, ils participent à une meilleure prise en charge médicale du patient. La facturation des soins par l’hôpital est également facilitée, or c’est un enjeu de survie pour les établissements qui n’ont pas fini de s’adapter à la tarification à l’activité (T2A). »</p>
<p>D&#8217;après le communiqué de presse <a href="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/05/cp-livre-blanc_sante.pdf"><strong>Colombus Consulting témoin de la transformation du secteur santé</strong></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Colombus partenaire du congrès HIT Paris 2010</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3323</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 14:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Accompagner les réformes de la santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous étions partenaires du 4e congrès des systèmes d’information en santé, HIT Paris 2010 qui a eu lieu du 18 au 21 mai à Paris Expo, Porte de Versailles.
A cette occasion, nous avons animé la conférence Réussir la conduite du changement pour accompagner le déploiement d&#8217;un site. 
Pour en savoir plus&#8230;
Le site du congrès : www.health-it.fr
Contactez Christophe Lacambre, directeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous étions partenaires du 4e congrès des systèmes d’information en santé, <strong>HIT Paris 2010</strong> qui a eu lieu du <strong>18 au 21 mai à Paris Expo</strong>, Porte de Versailles.</p>
<p>A cette occasion, nous avons animé la conférence <strong><em>Réussir la conduite du changement pour accompagner le déploiement d&#8217;un site</em></strong>. </p>
<h3><span style="color: #00495d;">Pour en savoir plus&#8230;</span></h3>
<p>Le site du congrès : <a href="http://www.health-it.fr">www.health-it.fr</a><br />
Contactez Christophe Lacambre, directeur associé, en charge du secteur santé et établissements publics, <a href="mailto:sante@colombus.fr">sante@colombus.fr</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;avenir prometteur de la télémédecine</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3305</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 14:38:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Accompagner les réformes de la santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore au stade expérimental ou régional, la télémédecine doit résoudre certains freins financiers, réglementaires ou structurels. Néanmoins, la volonté des pouvoirs publics associés aux nombreux avantages de cette technique permettent d’envisager un développement important dans les prochaines années.
La télémédecine a été définie par l’OMS en 1997 comme « la partie de la médecine qui utilise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00495d;">Encore au stade expérimental ou régional, la télémédecine doit résoudre certains freins financiers, réglementaires ou structurels. Néanmoins, la volonté des pouvoirs publics associés aux nombreux avantages de cette technique permettent d’envisager un développement important dans les prochaines années.</span></strong><span id="more-3305"></span></p>
<p>La télémédecine a été définie par l’OMS en 1997 comme « la partie de la médecine qui utilise la transmission par télécommunication d’informations médicales en vue d’obtenir à distance un diagnostic, un avis spécialisé, une surveillance continue d’un malade, une décision thérapeutique ». Elle a été redéfinie par la loi du 13 aout 2004 qui précise : « la télémédecine permet entre autres, d’effectuer des actes médicaux dans le strict respect des règles de déontologie, mais à distance, sous le contrôle et la responsabilité d’un médecin en contact avec le patient par des moyens de communication appropriés à la réalisation de l’acte médical ».</p>
<h4>La télémédecine ou un large éventail d’applications médicales</h4>
<ul>
<li>La télé-consultation ou consultation à distance du dossier médical par un médecin d’un patient en présence d’un autre médecin,</li>
<li>La télé-expertise, réalisée en dehors de la présence du patient et caractérisée par un échange entre deux ou plusieurs médecins qui arrêtent ensemble un diagnostic et/ou une thérapeutique sur la base des données cliniques, radiologiques ou biologiques,</li>
<li>La télésurveillance, qui découle de la transmission et de l’interprétation par un médecin d’un indicateur clinique, radiologique ou biologique, recueilli par le patient lui-même ou par un professionnel de santé,</li>
<li>La télé-assistance, pratiquée lorsqu’un médecin assiste à distance un autre médecin en train de réaliser un acte médical ou chirurgical.</li>
</ul>
<p>La télémédecine va donc bien au-delà du simple partage d’images ou de dossiers médicaux entre professionnels de santé. Elle est aussi très utilisée dans les cas d’urgences neurochirurgicales, pour faciliter l’accès à certains réseaux de soins, pour le maintien des patients à domicile, pour l’accès à des compétences rares et spécifiques dans le cadre de télé-chirurgie, dans les milieux pénitentiaires…</p>
<p>Face à ce potentiel d’amélioration de la qualité de la prise en charge, et surtout grâce à l’implication de certains professionnels de santé « pionniers », de nombreux projets expérimentaux ont vu le jour au niveau régional. A la lumière de ces expériences, des bénéfices ont été constatés pour le patient, mais aussi pour les professionnels de santé et les établissements :</p>
<ul>
<li>renforcement de l’égalité d’accès aux soins notamment dans les régions appauvries en soins,</li>
<li>réponse adaptée dès le début de la prise en charge du patient,</li>
<li>adaptation de l’offre à l’évolution démographique,</li>
<li>allongement de la durée de vie et à la spécialisation toujours plus grande de la médecine,</li>
<li>gain de temps médical pour les professionnels de santé (diagnostics, dépistages…), l’augmentation des échanges médicaux et de la collaboration et ainsi la diffusion de bonnes pratiques. </li>
</ul>
<h4>Une technique en quête de reconnaissance</h4>
<p>Malgré ces expériences encourageantes, la télémédecine n’ait encore que peu développée. Pourquoi ? Parce qu’un certain nombre de freins structurels ralentissent son développement.<br />
<strong>Des freins financiers et/ou réglementaires d’abord</strong> :</p>
<ul>
<li>Le financement des autorités publiques n’est pas pérenne</li>
<li>L’effort financier envers les projets régionaux ne permet pas de passer à une phase de déploiement opérationnel de ces pratiques</li>
<li>L’exercice de la télémédecine ne fait pas encore l’objet d’une reconnaissance particulière par l’assurance maladie. Celle-ci n’a pas intégré cette modalité d’exercice de la médecine dans sa tarification. L’absence de modèle médico-économique sur l’impact global de ces nouveaux modes de prise en charge, la difficulté de contrôler les conditions de facturation de ces actes rend cette reconnaissance difficile. Une telle prise en compte de la télémédecine nécessiterait, entre autres, la reconnaissance et la définition de la médecine collective.</li>
</ul>
<p><strong>Des freins humains ensuite</strong> : certains professionnels de santé y voient aussi un risque de limitation de la dimension humaine dans leur relation avec le patient. Certains patients ou association de patients, souvent représentes par une population de personnes âgées, cible de la télémédecine, ont aussi exprimé leur réticence, notamment par manque de connaissance et de confiance.</p>
<h4>La législation : un levier pour le développement de la télémédecine</h4>
<p>Si l’on se projette quelques années en avant, ces écueils pourraient s’atténuer. Les efforts des pouvoirs publics sont déjà visibles :</p>
<p>L’exercice de la télémédecine est officiellement reconnu dans la <strong>loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoires)</strong> de 2009. Elle est reconnue comme « forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l&#8217;information et de la communication. Elle permet d&#8217;établir un diagnostic, d&#8217;assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d&#8217;effectuer une surveillance de l&#8217;état des patients <em>(1)</em> ». Elle précise aussi que « des établissements publics de santé peuvent conclure une convention de communauté hospitalière de territoire afin de (…) gérer en commun certaines fonctions et activités grâce à des délégations ou des transferts de compétences entre les établissements et grâce à la télémédecine <em>(2)</em> ».</p>
<p>Le <strong>projet de loi sur le financement de la sécurité sociale</strong> de 2010 est une avancée majeure. Il permet, dans le cadre de la télémédecine, non seulement le partage d&#8217;actes entre professionnels de santé, mais aussi une exception à l&#8217;obligation de présence physique dans le même lieu du médecin et du patient pour que la consultation soit remboursée.</p>
<p>Ces deux éléments constituaient deux freins majeurs à l’exercice de la télémédecine, comme l’avait relevé le député Pierre Lasbordes dans son rapport sur la télésanté <em>(3)</em>. Le rôle actif de la Commission européenne dans le financement et l’accompagnement des études pilotes en Europe, ainsi que dans la définition d’un cadre juridique commun aux pays membres, est également un atout majeur pour le développement opérationnel de la télémédecine.<br />
Associés à ces efforts des pouvoirs publics, l’évolution de l’offre de soins et la pénurie potentielle de médecins, le développement de l’offre du marché et les nombreux avantages montrées par les expériences passées sont autant de raisons de voir la télémédecine se développer dans les années à venir. Elle sera par ailleurs un levier puissant pour conduire la restructuration de l’organisation cible des soins décrite par la loi HPST.</p>
<p style="text-align: right;">Anne-Sophie</p>
<p>___________________________________________________________________________________________________</p>
<p><em>(1) Article L6316-1 du code la santé publique<br />
(2) Article L6132-1 du code la santé publique<br />
(3) Rapport <strong>La télésanté : un nouvel atout au service de notre bien être. Un plan quinquennal éco-responsable pour le développement de la télésanté en France</strong>, Pierre Lasbordes, 2009</em></p>
<p>Source : Rapport <strong><em><a href="http://www.colombus.fr/cms/wp-content/uploads/2010/04/rapport_telemedecine_simon-acker_2008.pdf">La place de la télémédecine dans l&#8217;organisation des soins</a></em></strong>, Pierre Simon et Dominique Acker, Conseillers généraux des établissements de santé, novembre 2008.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Europe et les réseaux intelligents : appel à la mobilisation</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3281</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 09:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La dynamique américaine engagée sur les réseaux électriques intelligents est fondamentalement plus forte qu&#8217;en Europe. L&#8217;Union européenne ne pourrait-elle pas mettre en place une coordination des acteurs de la même ampleur ? Analyse du cabinet spécialisé Columbus Consulting.
Pour qui connait les us et coutumes américains, l&#8217;alignement volontaire et convaincu d&#8217;une industrie entière derrière une initiative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;"><strong>La dynamique américaine engagée sur les réseaux électriques intelligents est fondamentalement plus forte qu&#8217;en Europe. L&#8217;Union européenne ne pourrait-elle pas mettre en place une coordination des acteurs de la même ampleur ? Analyse du cabinet spécialisé Columbus Consulting.</strong></span><span id="more-3281"></span></p>
<p>Pour qui connait les us et coutumes américains, l&#8217;alignement volontaire et convaincu d&#8217;une industrie entière derrière une initiative fédérale constitue un indice probant qu&#8217;une transformation majeure est en cours outre-Atlantique. Un domaine connait une telle circonstance : celui qu&#8217;il est désormais convenu de désigner par réseaux (électriques) intelligents (ou <strong><em>Smart Grids</em></strong>). Cette union sacrée est motivée par le constat suivant :</p>
<ul>
<li>pour relever les défis en matière d&#8217;énergie et d&#8217;environnement, les réseaux électriques sont, à échéance prévisible, une composante incontournable mais qui ne peut en l&#8217;état fournir les réponses nécessaires ;</li>
<li>en devenant &#8220;intelligents&#8221;, les réseaux électriques apporteront une contribution essentielle au traitement de problématiques considérées comme stratégiques pour le pays.</li>
</ul>
<p>Aucune révolution technologique n&#8217;est nécessaire, la gageure réside dans la coordination à longue échéance d&#8217;un effort massif impliquant un nombre très important d&#8217;acteurs. C&#8217;est pourquoi les Américains ont lancé une mobilisation générale sur le mode « Nous irons sur la Lune », à l&#8217;image du programme Apollo lancé par le président Kennedy ayant aboutit à l&#8217;exploit de juillet 1969.<br />
La loi d&#8217;indépendance et sécurité énergétique de 2007 a institutionnalisé le terme <em><strong>Smart Grids</strong></em>, identifié très concrètement les points clés qui permettront d&#8217;en obtenir le plein bénéfice, et fixé les responsabilités opérationnelles pour leur traitement.</p>
<p>En mai 2009, les ministres américains de l&#8217;Énergie et du Commerce se sont associés pour convoquer les dirigeants des acteurs clés de la chaîne de valeur électrique mais également des industries informatique et des télécom pour s&#8217;assurer de leur engagement et leur alignement sur l&#8217;effort piloté par l&#8217;administration fédérale.<br />
Le dispositif opérationnel de pilotage global est en place, coordonnant les efforts de centaines d&#8217;experts qui produisent déjà les premiers résultats concrets, telle la parution en janvier de la première version du document de référence sur l&#8217;interopérabilité des éléments constitutifs d&#8217;un réseau intelligent.</p>
<p>Par son discours du 28 octobre 2009 dans une centrale solaire de Floride, le président Barack Obama a sensibilisé le citoyen américain au sujet <em><strong>Smart Grids</strong></em> et à la mobilisation nécessaire, faisant un parallèle avec la mise en place du système autoroutier américain sous l&#8217;impulsion du président Eisenhower. C&#8217;est à cette occasion qu&#8217;il a annoncé que 3,4 milliards de dollars tirés du plan de relance seraient consacrés aux réseaux intelligents.</p>
<p>Ce budget, abondé par 4,7 milliards de dollars de financements privés, fait du sujet réseaux intelligents un investissement massif public-privé, motivé pour les uns par des préoccupations stratégiques&#8230; et pour les autres par la perspective d&#8217;un marché d&#8217;équipement projeté à 43 milliards de dollars en 2014 !</p>
<h3>Et l&#8217;Europe ? Et la France ?</h3>
<p>Fin janvier, un colloque surles réseaux intelligents était organisé parla Commission de régulation de l&#8217;énergie. On a pu vérifier que les constats conceptuels sont identiques des deux côtés de l&#8217;Atlantique. En revanche, force est de constater que l&#8217;impression de mobilisation est sensiblement différente sur notre rive !<br />
Non pas qu&#8217;il ne se passe rien en France ou en Europe (voir le supplément d&#8217;<strong><em>Énergie Plus</em></strong> n°438 ) : les signaux tarifaires par courant porteur sont en place depuis plusieurs décennies et nous menons certaines initiatives parmi les plus ambitieuses (projet Linky en France) ; de plus, les industriels européens dominent la scène et nous disposons de pôles d&#8217;expertise de pointe.</p>
<p>Mais rien de réellement comparable à ce qui se passe outre-Atlantique en terme de coordination d&#8217;ensemble permettant un projet d&#8217;infrastructure globale, même si l&#8217;on ne peut que saluer certaines initiatives telles les financements gérés par l&#8217;Ademe sur le sujet.<br />
Un propos entendu à plusieurs reprises lors du colloque de la CRE est qu&#8217;il y a urgence aux États-Unis au motif du mauvais état général de leurs réseaux électriques. On pourrait donc laisser aux Américains la charge d&#8217;investir les milliards de dollars nécessaires. Il suffirait, le temps venu, de s&#8217;appuyer sur les normes et standards ainsi développés et d&#8217;utiliser les équipements conformes.</p>
<h3>Une occasion bientôt perdue ?</h3>
<p>Deux points peuvent inciter à questionner une telle position :</p>
<ul>
<li>supposer que nos réseaux soient exempts de faiblesses, les réseaux intelligents sont de toute façon nécessaires pour tenir les objectifs français et européens en matière d&#8217;énergie et d&#8217;environnement(dont le 3 fois 2o). Étant données les échéances visées et les échelles de temps en matière d&#8217;évolution de l&#8217;infrastructure électrique, un effort &#8220;à l&#8217;américaine&#8221; ne doit-il pas être mené dès aujourd&#8217;hui aussi de notre côté ?</li>
<li>D&#8217;où viendront les solutions innovantes et les équipements conformes ? Il faut s&#8217;attendre à ce que l&#8217;effort massif consenti permette aux États-Unis d&#8217;entrer dans une boucle vertueuse &#8220;innovation - entrepreneuriat - compétence - emploi&#8221;, préparant l&#8217;émergence des leaders des <strong><em>Smart Grids</em></strong>. Pourquoi avec les atouts dont nous disposons en Europe et en France ne tenterions nous pas d&#8217;en bénéficier également ?</li>
</ul>
<p>Il n&#8217;y a pas de fatalité à ce que, pionniers de la télématique domestique avec le Minitel hier,on ne puisse aujourd&#8217;hui qu&#8217;applaudir ou frémir devant les Google et autres Amazon en espérant qu&#8217;ils veuillent bien installer un centre de données ou une plate forme logistique en France.<br />
Les réseaux intelligents pourraient bien être l&#8217;infrastructure majeure à développer en ce siècle. Étant donnés son caractère stratégique et la nécessité de mobilisation et coordination de grande ampleur, les organismes étatiques français et européens ne devraient-ils pas mener la charge à l&#8217;instar de leurs homologues américains ? N&#8217;y a-t-il pas la matière à une mobilisation exemplaire, privilégiant l&#8217;efficacité à la subsidiarité, afin de mener un projet industriel prometteur ? Ce serait là un bel objectif politique, au sens noble du terme.</p>
<p>Nicolas Richet, directeur associé de Colombus Consulting, en charge du secteur ressources naturelles, énergie et développement durable.</p>
<p><strong><em>Article paru dans Energie Plus, n° 443, avril 2010</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Réseaux : interopérer pour devenir intelligents</title>
		<link>http://www.colombus.fr/cms/?p=3664</link>
		<comments>http://www.colombus.fr/cms/?p=3664#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 08:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[L'énergie - environnement : des enjeux mondiaux]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;interopérabilité : une condition nécessaire à l&#8217;avènement des réseaux intelligents
A l&#8217;heure où la lutte contre le changement climatique s&#8217;intensifie, le développement des réseaux électriques intelligents (ou &#8220;smart grids&#8221;) apparaît comme un élément clé pour répondre aux défis énergétiques et environnementaux auxquels notre monde doit faire face. L&#8217;engouement constaté autour de ce sujet est à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5><span style="color: #00495d;">L&#8217;interopérabilité : une condition nécessaire à l&#8217;avènement des réseaux intelligents</span></h5>
<p>A l&#8217;heure où la lutte contre le changement climatique s&#8217;intensifie, le développement des réseaux électriques intelligents (ou &#8220;smart grids&#8221;) apparaît comme un élément clé pour répondre aux défis énergétiques et environnementaux auxquels notre monde doit faire face. L&#8217;engouement constaté autour de ce sujet est à la mesure de l&#8217;espoir suscité : se servir des nouvelles technologies de l&#8217;information et des télécommunications pour acheminer et utiliser l&#8217;électricité plus efficacement.<span id="more-3664"></span></p>
<p>Aujourd&#8217;hui le réseau est optimisé de la centrale de production jusqu&#8217;au point de distribution sur la base de prévisions de consommation. Le principe de conduite sous-jacent repose sur l&#8217;adaptation de l&#8217;injection d&#8217;énergie à la consommation. En rendant les prévisions plus difficiles, l&#8217;arrivée de nouveaux équipements tels que les moyens de production diffus et intermittents (installations éoliennes, solaires) ou les bornes de recharge pour véhicules électriques, bouscule les pratiques en vigueur.</p>
<p>Demain, de nouveaux modes de fonctionnement pourront voir le jour grâce à l&#8217;intégration de composants &#8220;intelligents&#8221; sur l&#8217;ensemble du réseau, y compris chez les clients. La capacité de l&#8217;ensemble des composants matériels et logiciels de l&#8217;&#8221;éco-système&#8221; électrique à communiquer et agir de concert permettra d&#8217;évoluer vers une conduite de système pouvant jouer sur l&#8217;adaptation de la consommation à la disponibilité des sources de production et à la capacité des réseaux.</p>
<p>L&#8217;interopérabilité entre les différents systèmes connectés au réseau - existants et futurs - est donc une condition absolument nécessaire à l&#8217;arrivée des réseaux intelligents. A cette capacité à communiquer doit d&#8217;ailleurs répondre la composante sûreté / sécurité : avec de nombreux composants actifs et réagissant automatiquement, le comportement incontrôlé (par erreur ou à dessein en cas d&#8217;acte malveillant) de l&#8217;un d&#8217;eux peut perturber l&#8217;ensemble du réseau et mettre en péril la fourniture d&#8217;énergie de régions entières.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Diversité des acteurs et échelles de temps en jeu font de l&#8217;interopérabilité un défi en soi</span></h5>
<p>L&#8217;interopérabilité &#8220;sûre&#8221; ne se décrète pas, elle reposera sur des normes et standards partagés et acceptés par l&#8217;ensemble des parties fournissant et utilisant les briques constitutives des réseaux intelligents.</p>
<p>Mais sur ce sujet particulier, normalisation et l&#8217;interopérabilité sont un défi en soi du fait du nombre et de la diversité des parties prenantes ainsi que des échelles de temps à considérer. Il s&#8217;agit de construire le cadre convenant du producteur au consommateur en passant par le constructeur automobile et le fabricant d&#8217;électroménager. Il doit également permettre de se projeter sur les échelles de temps propres aux infrastructures électriques. Ainsi, les équipements installés aujourd&#8217;hui n&#8217;ont pas vocation à être remplacés fréquemment (on ne peut changer régulièrement les 35 millions de compteurs résidentiels français) ; certaines briques matérielles et logicielles n&#8217;arriveront que dans plusieurs années pour des utilisations qui sont loin d&#8217;être toutes identifiées. Le cadre proposé doit être pérenne et adaptable pour sécuriser les investissements nécessaires qui se chiffreront en dizaine de milliards d&#8217;euros et s&#8217;étaleront sur 10 ou 15 ans.</p>
<p>Face à un tel défi, il semble intéressant de s&#8217;interroger sur les différentes approches adoptées en Europe et ailleurs. Des choix faits aujourd&#8217;hui dépendra la capacité à bénéficier des réseaux intelligents. Mais sont également en jeu les perspectives envisageables s&#8217;agissant de l&#8217;émergence d&#8217;un nouveau secteur d&#8217;activité : développement de nouvelles compétences, apparition de nouveaux acteurs, opportunités de création d&#8217;emplois.</p>
<p>Autant de sujets qui seront certainement débattus à la table ronde Réseaux Intelligents que Colombus Consulting aura le plaisir d&#8217;animer au Congrès GazElec.</p>
<p><em><strong><span style="color: #00495d;">Article paru dans la </span></strong></em><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/mars2010-colombus.htm" target="_blank"><em><strong><span style="color: #00495d;">Newsletter de Gazelec</span></strong></em></a><em><strong><span style="color: #00495d;">, mars 2010</span></strong></em></p>
]]></content:encoded>
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